Marathon photo 2021-“Vie de Quartier”

Les photos sont disposées aléatoirement. Cette disposition ne reflète donc pas le classement.

Catégorie – de 18ans

Catégorie Adultes

Interview Marie Benquet

Marie Benquet
Marie Benquet – Autoportrait
copyright Marie Benquet

 Marie Benquet, qui êtes-vous ? 

Je suis Marie, photographe professionnelle sur Toulouse et dans toute la France.
Spécialisée dans
le portrait et la mise en valeur des savoir-faire, je suis « nature lover », et j’adore voyager. Mes photos professionnelles et personnelles oscillent entre carnets de voyage, reportages sur le terrain de gens passionnés par leurs travails et moments de vie : mariage, naissance…. J’accorde une importance particulière à l’instant présent et aux moments dits « secondaires » : je réalise des portraits là où les personnes se sentent bien, alignées, seules chez elles ou encore avec leurs animaux de compagnie, pour mettre en valeur la douceur et l’importance du « temps pour soi »..

Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

La photographie, chez moi, c’est un peu une histoire de partage.
J’ai commencé la photo au collège, avec l’appareil argentique de mon père, un OM10. Il en avait lui-même hérité au retour d’un couple d’amis d’un reportage en Afrique, dans les années 80. C’est également lui qui m’a amenée voir ma première expo photo, sur l’agence Sipa Press, et qui m’a parlé de tous les grands reporters photos, des photos du siège de Sarajevo…. Résultat : au lycée, je voulais être photographe reporter de guerre.
J’ai commencé à développer des pellicules, j’ai fait des études de cinéma pour apprendre à réaliser des documentaires… puis j’ai changé de voie, et j’ai étudié la sociologie et les sciences politiques.La vie passant, j’ai arrêté la photographie pendant presque 5 ans. Avant d’y revenir il y a un peu plus d’un an ! Je suis devenue photographe professionnelle près de 15 ans après ma 1ère photo.
Et des OM10, maintenant, j’en ai trois !

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

J’ai débuté par de la street photo, en noir et blanc très contrasté, mais je m’en suis vite lassée.
Quand j’ai commencé à demander à des amis : « tu veux poser, qu’on se prenne un moment pour que je te photographie ? », cela a été une révélation. J’ai toujours voulu faire des portraits, mettre l’humain au centre de mon travail, mais je n’osais pas.
Je fais donc de la photographie dite « lifestyle ».
Le terme est un peu galvaudé, alors je vous partage ma définition personnelle. Il s’agit d’une photographie à mi-chemin entre reportage et artistique. L’intérêt est de photographier des personnes sur le vif, sans qu’elles posent de façon formelle, pour capture des « vrais moments de vie ».
Néanmoins, il y a une partie artistique assez présente : je post-traite obligatoirement mes photos, surtout en terme de colorimétrie, je choisis des lieux spécifiques, je crée des ambiances… 
Je dirai que je mets en place un ensemble d’éléments qui encadrent la séance, qui permettent à mes clients de se laisser aller, de se sentir à l’aise et de développer leurs créativités.

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ?

Ma passion pour la photographie étant très liée à celle pour le cinéma, j’ai du mal à distinguer les deux.
Classiquement, j’aime beaucoup Raymond Depardon, mais peut-être plus pour son rapport aux sujets photographiés que pour les images elles-mêmes.
Je trouve mon inspiration plutôt dans les films. Je suis très admirative du travail de Roger Deakins à la photographie. Il travaille sur presque tous les films des frères Coen, et sur le Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve. Visuellement, c’est toujours très propre, très léché, avec un travail des couleurs complémentaires soigné.
J’aime aussi énormément l’esthétique des films d’Akira Kurosawa, avec une préférence pour Dodes’Kaden. Cela parait élitiste dit comme ça, mais c’est vraiment bien, promis ! C’est un réalisateur dont on connait surtout les films en noir et blanc, mais celui-ci est en couleur. Et quelles couleurs ! Une image m’a particulièrement marquée. Le personnage principal, un enfant pas comme les autres, est passionné par les trains, et les dessine à longueur de journée. A un moment, la caméra est à l’intérieur de sa maison et filme les dessins collés sur les vitres et traversés par un rayon de soleil. J’ai été scotché sur mon fauteuil.  

Quel est votre coup de coeur de ce marathon ?

J’ai eu plusieurs coups de cœur, surtout pour les photographes qui ont pris les thèmes à contrepied.
Certaines photos ont provoqué des émotions, que ce soit du rire ou de l’angoisse.
J’ai beaucoup aimé le petit personnage sur le bouchon de liège dans le caniveau, l’orange coupée de « vie de quartier », les machines à laver de « au fil de l’eau »…
Bravo pour l’inventivité !
La photo qui m’a le plus touchée est celle de la chaussure qui pointe sous l’eau. Elle m’a donnée une impression très angoissante, un peu glauque ; bref, elle a provoqué une forte émotion ! 

Comment auriez-vous traité le thème de ce E-Marathon ?

Pour le thème « vie de quartier », je pense que j’aurais fait comme la plupart, je me serais promenée en ville pour faire de la street photo. En essayant de capter des gestes particuliers, un peu forts, des échanges.
Pour le thème « au fil de l’eau », je reconnais avoir eu du mal à trouver quelque chose d’original dès la publication de la thématique. Je pense que je serais allée dans une de mes rues préférées de Toulouse, l’avenue de la Garonnette, traversée par un cours d’eau aménagé et des ponts, en bord de Garonne.

D’ailleurs, quelqu’un l’a photographiée, je l’ai tout de suite reconnue ! 

Le jury 2021 du marathon MAP/Poussiere d’image

Cette année, notre jury était composé des 3 personnalités suivantes:

Marie Benquet

Marie Benquet


Photographe professionnelle
Retrouvez l’interview de Marie et son coup de coeur

PHOTO copyright Marie Benquet 

Maud Wallet

Photographe autrice, exposant au festival MAP 2021
Maud Wallet au festival MAP 2021

Retrouvez l’interview de Maud et son coup de coeur

PHOTO copyright Maud Wallet

Nicolas Pages


Fondateur de l’association “Poussiere d’image“,
Membre du collectif 24/36
Retrouvez l’interview de Nico et son coup de coeur

PHOTO copyright Dan Buster’s

Avis des participants

Vos petits mots qui nous encouragent…


Inutile de vous dire à quel point ces messages nous donnent envie de refaire le E-marathon (et le marathon) l’an prochain… quand toute cette crise sera du passé.

Nous avons également pris connaissance avec intérêt des critiques constructives en vu d’améliorer les éditions futures…


Je peux bien vous dire que je n’attendais ni note ni classement et ce que je retiendrai de ce dimanche de marathon, c’est une vraie respiration, le bonheur de retrouver mon vieux Nikon, le plaisir de l’impatience retrouvée, le bonheur aussi de découvrir toutes les images proposées. 
Marie (68)


Merci également pour la passion que vous parvenez à transmettre.
Patricia (31)


Merci pour cette belle organisation 🙂
Manon (31)


Merci d’avoir proposé cette animation.
Eric (11)


../.. avec ma note, je vais redoubler, je crois bien! Et je ne demande pas mieux! Je me réjouis de pouvoir vous retrouver l’an prochain, je l’espère, pour un autre e-marathon peut-être!
Marie (68)


Merci pour l’organisation du concours.
Patrice (65)


Bonjour et merci à l’équipe de la MAP en général et de l’Emarathon en particulier.
C’était ma première participation à ce type d’évènement, et même si je savais ne pas avoir trouvé la bonne idée/réalisation, je prends quand même votre retour pour un encouragement.
Stéphane (31)


Merci pour ces précisions et merci également pour l’organisation de cet événement surtout dans le contexte actuel perturbé.Merci aux bénévoles. Merci au jury qui a examiné 716 photos dans un temps record m^me,s’il n’a pas été particulièrement séduit par ma production !Et certainement à l’an prochain si vous le proposez à nouveau.
Pierre (11)


Encore merci de nous avoir permis de s’évader quelques heures au plus profond de notre lieu de vie et de nous 😉
Joel (31)


merci à vous pour cette belle idée 🙂 c’était mon 1er marathon photo e-marathon comme marathon normal.
Valerie (31)


../.. Vous avez envoyé chier la morosité, le pessimisme, l’anxiété, le cafard, la solitude le temps de ce festival. Merci pour tout. C’est pas grand chose que de l’écrire, c’est bien trop peu. Merci à toutes et à tous.
Benoit (31) 


C’était une superbe initiative ce marathon.
Leila (75)

Et d’autres encore….


Interview Jean-Fançois Delibes

Quand a commencé la photo pour toi et dans quelles circonstances ?

J’ai découvert la photo vers l’âge de 10 ans de façon anecdotique.
J’adorais trafiquer les produits chimiques en cachette de mes parents et un jour j’ai trempé les doigts dans une solution de nitrate d’argent. A la fin de la journée ils étaient bruns foncés ! Mon père m’a expliqué que le nitrate d’argent brunissait à la lumière, que c’était dangereux et qu’il ne fallait plus y toucher !
Mais voilà, je trouvai ce truc trop bien et j’ai commencé par en étaler sur des feuilles de canson, puis j’ai posé des choses dessus, feuilles mortes, fleurs, insectes, cheveux … et le soir après exposition au soleil j’avais des photogrammes ! (je ne connaissais pas le terme à l’époque).
Ensuite j’ai continué avec des vieux négatifs 6 x 12 trouvés dans des tiroirs ! Puis j’ai fabriqué mon premier appareil photo avec une boite à chaussures et un trou (sténopé). Je trouvais toutes les infos dans le dictionnaire Quillet en 4 volumes, ma bible ! Pas d’internet à l’époque !
Malheureusement il fallait conserver tous les tirages bruns à l’ombre. J’ai alors trouvé les formules des fixateurs… toujours dans mon dico magique !
Puis comme j’aimais bien fouiller dans les poubelles j’ai déniché un vieux 6 X 9 à soufflet que j’ai réparé. Premiers vrais développements dans le noir avec des bacs improvisés dans des boites à sucre en plastique. J’avais alors 14 ans.
Ensuite ce fut le lycée et son super labo photo, les premiers reportages (foot et rugby !), les premiers portraits, le premier reflex … ça y est j’étais vraiment mordu ! Je passais mon temps dans le labo. C’était le seul endroit où l’on pouvait fumer tranquillement et emmener les copines pour regarder ensemble les photos qui apparaissent lentement sous la lumière rouge ! Magie de l’argentique et de toutes les expériences ! Plus tard ce furent les voyages, l’illustration, les expos et Poussière d’Image !

Quel est ton domaine photographique de prédilection ?

Après avoir réalisé beaucoup de photos de paysages et de reportage, j’aurais envie de travailler le portrait en studio. Pourquoi pas aussi les natures mortes. Un mélange des deux …

Quelle est ton approche photographique ? As-tu un ou des « maitres » ?

Quelle que soit la photo que je réalise elle reflète de toute façon mon état émotionnel du moment. J’essaie de transcrire mes sentiments pour les partager à travers mes photos. Les modes ne m’intéressent pas.
Je cherche uniquement à me surprendre et à me satisfaire. Je suis heureux quand je peux dire en regardant une photo ou une série terminée : « ça y est, c’est fini ! ». A ce moment-là je peux passer à autre chose.
J’ai en quelque sorte « réglé » quelque chose en moi. Peut-être chez le spectateur aussi, qui sait …

J’ai beaucoup étudié les photos de Raymond Depardon, Robert Doisneau, Annie Leibovitz, Steve McCurry, Sebastião Salgado et aussi de différents collectifs « créatifs » comme « Tendance Floue » par exemple…

As-tu trouvé des différences dans les photos reçues pour ce E-Marathon avec celles par exemple du Marathon 2019 ?

Je n’ai pas autant regardé les photos 2019 que celles-ci, bien sûr ! Mais il me semble que le confinement a eu un effet créatif, une recherche du bizarre, une immersion dans le monde intérieur …

Comment aurais-tu traité le thème de ce E-Marathon 2020 ?

J’aurais essayé de travailler la composition et la lumière de façon à ce que le regard du spectateur soit attiré vers l’intérieur de l’image et qu’il découvre quelque chose, à cet endroit-là, à ce point de force, qui représente mon état émotionnel de confinement. Une ombre, une silhouette, un objet, une forme …

Interview Ingrid Coumes Marquet

Ingrid Coumes Marquet
copyright Juliette Agnel

 Ingrid COUMES-MARQUET qui êtes-vous ? 

Je suis responsable de l’Atelier de Photographie de l’Espace Saint-Cyprien depuis 10 ans. Ce centre culturel de la Mairie de Toulouse propose aux publics des spectacles, des expositions, et des ateliers de pratique amateur en danse, arts plastiques, et bien sûr la photo. A ce titre, j’ai en charge la programmation des expositions et des activités liées à la pratique amateur photographique. 
Depuis sa création il y a maintenant plus de 30 ans, l’Atelier de Photographie oeuvre pour la pratique amateur, l’éducation à l’image auprès du jeune public, la diffusion artistique et le soutien à la création. Accompagnés par six photographes (Sylvie Fontayne, Yutharie Gal-Ong, Jean-Luc Aribaud, Omar Boukandil, Arno Brignon et Stéphane Redon), les amateurs de photographie, débutants ou confirmés, y trouvent la possibilité de découvrir ou améliorer leur pratique, confronter leurs regards, développer une écriture personnelle.

Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

L’art, et notamment la photographie, m’accompagnent depuis toujours. Je me souviens très bien de la joie que me procurait, enfant, de photographier -avec plus ou moins de succès ! – les événements familiaux avec un petit 8*11 puis un 24*36 offert par mon oncle.
Je me souviens, quand nous allions déposer avec ma mère les pellicules, et puis l’attente … l’impatience, mais aussi ce formidable moment où l’imagination se met en marche, et où je rêvais mes photos pas encore développées… et enfin à nouveau l’excitation, la déception parfois mais aussi les belles surprises ! Je n’ai jamais cessé ensuite de photographier, de façon très modeste mais nécessaire.  
Bien plus tard, j’ai découvert … Saint-Cyprien ! Plongée intense dans la magie du laboratoire argentique, richesse des rencontres et des échanges, partage d’une passion et de valeurs communes…  aujourd’hui, je suis toujours présente, différemment, mais avec la même volonté de faire perdurer cet esprit si particulier, pour les usagers et les artistes. 

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

Pas vraiment, même si j’avoue une préférence pour une photographie intime. Le plus important à mes yeux, c’est la capacité d’un auteur à nous toucher, provoquer une émotion ou une réflexion.

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ?

Si je ne devais citer qu’un(e) photographe… Dolorès Marat sans hésiter ! Pour son immense talent, mais aussi pour la rencontre avec une personnalité extraordinaire, que j’ai eu la chance d’exposer à l’Espace Saint-Cyprien il y a quelques années. Je voudrais que chaque amateur ou professionnel de la photographie ait eu la chance de croiser son chemin.
Mais il y en a tant d’autres que j’aime et admire tout autant… Je suis particulièrement touchée par ces artistes qui nous emmènent dans leur univers, qu’il soit photographique ou non. Je pense, entre autres, à William Kentdrige et son oeuvre qui m’a profondément marquée.

Quel est votre coup de coeur de ce marathon ?

Dès que je l’ai entre aperçue, cette image m’a accompagnée tout au long de ce difficile travail de jury du E-marathon. Elle m’a immédiatement et directement touchée. Sensible, sincère, très intime et universelle, pleine d’humour, sans artifice, elle répond pour moi parfaitement au thème proposé. C’est une photographie que je n’oublierai pas, et j’attends (presque) de voir la série qui pourrait l’accompagner.

Comment auriez-vous traité le thème de ce E-Marathon ?

Plus facile d’être jury que de répondre à cette question ! Les interprétations du thème ont été très variées, inventives, surprenantes parfois. Mais comment l’aurais-je traité ? Sans être au pied du mur … il eut fallu qu’on me mette à l’épreuve pour que je puisse répondre … 

E-marathon 2020 – Photos 21-62 des “- de 18 ans”

E-marathon 2020 – Photos 21-62 des “- de 18 ans”

L’esprit de notre E-Marathon , encore davantage en cette période, est la participation et ne saurait être un « concours » photo. C’est un événement qui a été ouvert à tout public, du débutant au chevronné, quelque soit le matériel. Pour ces raisons aucune note ne sera donnée, et le classement ne sera publié que pour les premiers.

Ces photos ne sont donc pas présentées selon leur classement

E-marathon 2020 – Photos 500-716

L’esprit de notre E-Marathon , encore davantage en cette période, est la participation et ne saurait être un « concours » photo. C’est un événement qui a été ouvert à tout public, du débutant au chevronné, quelque soit le matériel.
Pour ces raisons aucune note ne sera donnée, et le classement ne sera publié que pour les premiers. Les photos ci-dessous ne sont donc pas dans l’ordre de leur classement.

E-marathon 2020 – Photos 300-500

L’esprit de notre E-Marathon , encore davantage en cette période, est la participation et ne saurait être un « concours » photo. C’est un événement qui a été ouvert à tout public, du débutant au chevronné, quelque soit le matériel.
Pour ces raisons aucune note ne sera donnée, et le classement ne sera publié que pour les premiers. Les photos ci-dessous ne sont donc pas dans l’ordre de leur classement.