François Galin – Autoportait

François Galin, qui êtes-vous ? 

Je suis passionné depuis toujours de nature et de photographie de nature, à laquelle je m’adonne en amateur depuis plusieurs décennies : paysage, proxy-macro et animalier. Au fil du temps mon intérêt pour la photo s’est élargi, et je l’aborde aujourd’hui de façon assez éclectique, en restant néanmoins tourné principalement vers les sujets extérieurs : paysages urbains et architecture notamment.

Professionnellement retraité depuis peu, ma pratique est maintenant quasi-quotidienne. Mon investissement associatif est aussi plus important et après plusieurs années d’adhésion à Poussière d’Image, j’ai intégré le Conseil d’Administration en tant que secrétaire en 2020, en étant également le correspondant pour la Fédération Photographique de France (FPF).

Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

La photo m’a toujours accompagné. Mon père était photographe amateur et m’a confié un Kodak 6×9 à abattant avec une cellule à main dont il ne se servait plus alors que j’avais une dizaine d’années. Les gamins de ma génération qui faisaient un peu de photo avaient plutôt un instamatic et je passais pour un extraterrestre. Ça m’a appris à bien maîtriser les bases techniques de la prise de vues. A 14 ans j’ai pu m’acheter avec mon frère un agrandisseur tchèque pas trop cher et je me suis mis à développer et tirer mes images.
Ça remonte donc à loin !

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

Je reviens toujours aux deux thèmes de mes premières amours : la photographie de paysages en noir en blanc et la photographie de nature (animalier et proxi/macro) en couleurs. Au-delà du simple plaisir photographique je pense que la photo de nature doit avoir aujourd’hui une vocation de sensibilisation et d’alerte.
Il y a encore des milieux naturels merveilleux proches de chez nous, malheureusement très menacés souvent par ignorance et donc désintérêt.

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ? 

J’en citerais au moins deux : Sebastiào Salgado, notamment pour ses paysages en noir et blanc, et Vincent Munier, un très grand photographe de nature.

Quel est votre coup de coeur pour ce marathon ?

Il y a beaucoup de belles images. Le thème « Toulouse en mouvement » a semblé poser plus de difficultés aux photographes , la partie « Toulouse » du thème étant à mon sens souvent oubliée. C’est pourquoi mon coup de cœur concerne une des photos représentant pour moi bien ce sujet : une superposition maîtrisée d’une jeune cycliste, sur fond de Capitole .

Photo: Jean-François Delibes

Comment auriez-vous traité les 2 thèmes ?

Pour le premier, il me semble que je me serais tourné vers la statue de Claude Nougaro (proche du Capitole), modèle de bonne composition et personnage plein de créativité, et j’aurais essayé de trouver une démarche originale pour sa mise en valeur. Peut être une surimpression de deux ou trois vues (à la prise de vue bien sûr !). J’irai essayer un de ces jours !
Pour le deuxième sujet, j’aurais regardé du coté des transports collectifs, tellement indispensables à la vie de la ville : sans doute plus particulièrement le nouveau téléphérique, qui offre des vues très intéressantes sur Toulouse. Pour ça aussi, je vais y aller…