L’interview de Juliette Mas

Juliette Mas – Autoportait

Juliette Mas, qui êtes-vous ? 

Je suis photographe depuis une dizaine d’années, plutôt du portrait documentaire, mais aussi des projets plus plastiques. Je suis basée entre la France et le Liban depuis 4 ans. 

Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

J’ai commencé la photo après avoir découvert Visa pour l’image. D’abord portée vers le journalisme, je découvre le médium de la photographie, que je choisis pour traiter mes sujets.

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

Le documentaire, le reportage, la photographie sociale. Toujours dans le respect des personnes rencontrées

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ? 

Darcy Padilla

Quel est votre coup de coeur pour ce marathon ?

La photo du train, vue de haut, en noir et blanc. Elle me plonge dans un atmosphère pesante, inquiétante, comme un film d’action, ou une errance nocturne en Europe de l’est. On entendrait presque le train siffler. 

Photo: Pablo Gubitsch

Comment auriez-vous traité les 2 thèmes ?

Le portrait dans tous ces états… j’aurais emprunté un pola, choisi un sujet et un lieu, et réalisé une dizaine d’images de la même personne. Son visage, des parties de son corps, des accessoires qu’il ou elle porte. Puis, je pose tous les pola sur un des habits de la personne pour faire un rappel de couleur, je peux en découper quelques un, et je les dispose de façon à raconter la personne en photo.

Pour Toulouse en mouvement, je serai allée à Bonnefoy, où la mairie est en train de raser tout le quartier. J’aurais tagué “Toulouse, droit dans le mur” sur un des murs détruits, et j’aurais fait un petit effet de zoom avec l’objectif. Si quelques personnes du quartier acceptent d’être photographiées, elles peuvent se placer autour, avec une expression de colère.

2022-Photos – de 18 ans

Les photos des participants de – de 18 ans au 7ème marathon MAP-Poussiere d’image vous sont présentées sans référence à un classement.

Les thèmes à traiter pour ces photos étaient

“Le portrait dans tous ses états; soyez créatifs”

“Toulouse en mouvement”

Interview François Galin

François Galin – Autoportait

François Galin, qui êtes-vous ? 

Je suis passionné depuis toujours de nature et de photographie de nature, à laquelle je m’adonne en amateur depuis plusieurs décennies : paysage, proxy-macro et animalier. Au fil du temps mon intérêt pour la photo s’est élargi, et je l’aborde aujourd’hui de façon assez éclectique, en restant néanmoins tourné principalement vers les sujets extérieurs : paysages urbains et architecture notamment.

Professionnellement retraité depuis peu, ma pratique est maintenant quasi-quotidienne. Mon investissement associatif est aussi plus important et après plusieurs années d’adhésion à Poussière d’Image, j’ai intégré le Conseil d’Administration en tant que secrétaire en 2020, en étant également le correspondant pour la Fédération Photographique de France (FPF).

Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

La photo m’a toujours accompagné. Mon père était photographe amateur et m’a confié un Kodak 6×9 à abattant avec une cellule à main dont il ne se servait plus alors que j’avais une dizaine d’années. Les gamins de ma génération qui faisaient un peu de photo avaient plutôt un instamatic et je passais pour un extraterrestre. Ça m’a appris à bien maîtriser les bases techniques de la prise de vues. A 14 ans j’ai pu m’acheter avec mon frère un agrandisseur tchèque pas trop cher et je me suis mis à développer et tirer mes images.
Ça remonte donc à loin !

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

Je reviens toujours aux deux thèmes de mes premières amours : la photographie de paysages en noir en blanc et la photographie de nature (animalier et proxi/macro) en couleurs. Au-delà du simple plaisir photographique je pense que la photo de nature doit avoir aujourd’hui une vocation de sensibilisation et d’alerte.
Il y a encore des milieux naturels merveilleux proches de chez nous, malheureusement très menacés souvent par ignorance et donc désintérêt.

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ? 

J’en citerais au moins deux : Sebastiào Salgado, notamment pour ses paysages en noir et blanc, et Vincent Munier, un très grand photographe de nature.

Quel est votre coup de coeur pour ce marathon ?

Il y a beaucoup de belles images. Le thème « Toulouse en mouvement » a semblé poser plus de difficultés aux photographes , la partie « Toulouse » du thème étant à mon sens souvent oubliée. C’est pourquoi mon coup de cœur concerne une des photos représentant pour moi bien ce sujet : une superposition maîtrisée d’une jeune cycliste, sur fond de Capitole .

Photo: Jean-François Delibes

Comment auriez-vous traité les 2 thèmes ?

Pour le premier, il me semble que je me serais tourné vers la statue de Claude Nougaro (proche du Capitole), modèle de bonne composition et personnage plein de créativité, et j’aurais essayé de trouver une démarche originale pour sa mise en valeur. Peut être une surimpression de deux ou trois vues (à la prise de vue bien sûr !). J’irai essayer un de ces jours !
Pour le deuxième sujet, j’aurais regardé du coté des transports collectifs, tellement indispensables à la vie de la ville : sans doute plus particulièrement le nouveau téléphérique, qui offre des vues très intéressantes sur Toulouse. Pour ça aussi, je vais y aller…

Interview Christophe Montilla

Christophe MONTILLA

Christophe MONTILLA, qui êtes-vous ? Quand avez-vous commencé la photo et dans quelles circonstances ?

Je suis responsable d’un centre culturel de la ville, le centre culturel Bonnefoy et  programme un certain nombre d’expositions chaque année, notamment une exposition en partenariat avec le MAP. C’est un partenariat récent pour le centre mais que nous souhaitons pérenniser avec la volonté de mettre en avant des photographes émergents ou de jeunes talents.

Concernant la photographie… je ne suis pas photographe !

Avez-vous un domaine photographique de prédilection ?

C’est la singularité du regard du photographe qui m’intéresse pas un  domaine en particulier.

Avez-vous un(e) photographe préféré(e) ? 

J’aime beaucoup le travail de Joel Sternfeld ou William Eggleston (couleur et composition), Daido Moriyama (noir et blanc et approche plus plastique), Paolo Pellegrin (photo journalisme) et un gros coup de coeur pour le travail du photographe belge Michel Vanden Eeckhoudt…

Quel est votre coup de coeur pour ce marathon ?

Photo: Cyril Boixel

Le jury 2022 du marathon

Cette année, notre jury était composé des 3 personnalités suivantes:

Christophe MONTILLA

Responsable centre culturel Bonnefoy

Retrouvez son interview et son coup de coeur du marathon

Juliette MAS

photographe Freelance, exposante au festival MAP 2022

Retrouvez son interview et son coup de coeur du marathon

François GALIN

Photographe amateur.

Secrétaire de Poussière d’Image et correspondant de la Fédération Photographique de France.
Retrouvez son interview et son coup de coeur du marathon